On ne va pas se mentir : j’ai eu le nez creux !
Je suis à Kazan depuis à peine 10 jours, et j’assiste de loin au verrouillage complet de toute l’Europe de l’Ouest, qui vit désormais au rythme du Covid-19. Sortir le moins possible, ne pas faire de sport, travailler au ralenti ou glander toute la journée… alors, ça fait quoi de vivre ma vie ?

Déjà en Janvier, faisant preuve de capacités proches de la précognition, j’avais senti le vent tourner. J’avais partagé sur facebook un article précurseur au titre mystérieux et inquiétant : « Un virus inconnu fait trois morts en Chine ». Je faisais alors remarquer que ce genre de phrase est, dans tout bon film catastrophe, le prélude à la fin du monde, oh oh oh !
Deux mois plus tard, il s’avère que, en effet, « Oh oh oh »… Quel visionnaire !
Flairant l’entourloupe, j’ai donc eu l’astucieuse idée de fuir vers l’est, en plein cœur des steppes d’Eurasie centrale. J’évitai par un habile stratagème (changer d’avion à Prague) la mise en quarantaine à Moscou des voyageurs provenant de France, et arrivai à Kazan comme une fleur, juste à temps pour assister à la fermeture progressive des frontières mondiales.
Par conséquent – et j’espère qu’on me pardonnera de m’amuser un peu d’une situation qui provoque autant de problèmes – ce coronavirus aura au moins eu le mérite de donner un air de film d’espionnage au début de mon séjour !
En toute objectivité …bien sûr ! Bravo et merci !
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Heureuse d avoir de tes nouvelles. Tu vois dans quelle situation nous sommes…nous disposons de temps comme jamais.
Je pense bien à toi
Bisous et à bientôt
Patou
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